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Le rideau s'abaisse... 20/06/2018


« L'université est une nouvelle grande étape.. »
  
Septembre. Automne 2018. 
Bon. Il est temps de se réveiller. Je cherche l'heure, toujours aussi amorphe après ma journée à...ne rien faire. 18:14, il faut que ça cesse, avec ou sans ma volonté. 
...

Étant classée 59ème dans le classement mondiale, mon université réalise mon rêve de faire des études prestigieuses. Médecine humaine. 140 chances sur 600, une aventure difficile et épuisante.
Némo
 

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Alejandro et moi. 13/09/2018

 
 
              « - Ça vous dit une fête, demain soir, chez moi ? »
 Totalement. Je viendrai, promis. Alejandro José est en première année de médecine, comme moi. Il s'assoit exactement six rangs à l'opposé d'où je suis dans l'amphithéâtre et il dort durant la plupart des cours de maths. Ses siestes sont plutôt mignonnes d'ailleurs. Entre le moment où il se frotte le nez et les fois où il grogne à cause de ses potes qui le dérange, il n'arrête pas de me faire craquer. De plus, il est passionné. Les cours de Biologie n'ont jamais été aussi vivants, approfondis et plaisants qu'avec lui dans la salle.
 
             « - Génial, j'avais besoin d'une pause en plus ! Quelle heure ? »
 Vingt et une heure vu qu'il ne rentre qu'à vingt heure trente de la boxe. Alejandro était un sportif accompli, tout y était passé, l'aviron, le vélo, la course, le rugby, la natation, le tennis et maintenant la boxe. C'était une pile électrique, à se demander pourquoi il n'était pas juste un sportif professionnel. En plus de ses heures intensives, il faisait la fête, buvait avec modération, ne fumait pas et ne se droguait pas non plus. La seule fois où je l'avais aperçu mal en point à cause d'une fête était en terminal, après avoir reçu la confirmation de son stage au Canada pour l'été. Il avait été moniteur de kayak durant tout l'été.
 
           « - 21h. Ramenez vos potes et des snacks, j'aurai les pizzas. »
Tu es sûr ? Les pizzas deviennent de plus en plus chères depuis quelques temps... En plus d'être un ami génial, il organisait souvent des fêtes dans son appartement, que je n'avais encore jamais vu je l'avoue. C'était leur QG, à ses potes et lui. Une fois, j'ai entendu dire qu'une soirée avait été particulièrement réussie, Alejandro avait perdu sa virginité avec Helena Scott, qui à l'époque était la fille parfaite. Ils étaient ensuite sortis ensemble pendant presque une année avant qu'elle ne parte sauver des vies en Afrique. Il avait été déchiré mais ses amis avaient été à leur tour parfaits.
 
         « - Dis, tu vas inviter Selena ? Elle n'attend que ça... »
 Non. Enfin sûrement. Le décolleté de cette fille descendait jusqu'à son nombril et sa paire de seins ronds attirait les yeux masculins comme des aimants. Elle en jouait, flirtait et même couchait dans les toilettes de l'université entre le quart d'heure de pause entre deux cours. Faire médecine n'était pas nécessaire pour savoir qu'elle refilerait des MST au sportif, et ce rien qu'avec un baiser.
 
        « - Je sais pas encore, j'ai pas envie de l'avoir collée à moi toute la soirée. Et Kyle, il vient ? »
 Sans fautes. Kyle était son cousin, étudiant en lettre, section français. C'était un mec cool, un sourire à tomber, un six-pack bronzé par les nombreuses heures à courir torse nu sur le terrain de football américain. Les deux José s'entendaient à merveille, mieux depuis qu'Helena était partie à vrai dire. Contrairement à Alejandro, Kyle avait une petite amie. Je la connaissais et elle était très gentille, très intelligente et très bonne au lit si j'écoutais Alejandro parler. Oui, avait que Kyle et Melina se mettent ensemble, Alejandro et elle ont eu une seule nuit. Un One-night-stand comme ils disent. Et en vu des suçons violacés qu'il avait ramené lundi, elle avait fait du bon boulot.
 
       « - J'achète quoi comme bières ? Des Desperados ça va ? »
 Yep, c'est les préférées d'Alex'. Mais juste une ou deux, son coach le tuerait s'il savait. Un truc impressionnant chez qu'il parvient à ne pas succomber à la tentation, peut importe laquelle. Notre professeur de chimie avait un accent tellement prononcé que le court de chimie n'était que pure rigolade. Or, Alejandro ne rigolait jamais, surtout lorsqu'il devait répondre «  L'haluminium est un métal pauvre » avec le « h » prononcé du prof. En plus de me faire rire jusqu'en avoir mal au ventre, son sourire en coin réveillait les papillons que je m'efforçais de garder endormi au creux de mon estomac.
 
         « - Génial, alors à demain les gars. »
 À demain, merci de l'invitation, c'est cool de ta part. Il se lève et balance son sac négligemment sur son épaule, son plateau dans l'autre main. On a cours dans 15 minutes, c'est vrai. Il salue ses potes d'un signe et se dirige calmement vers le chariot. Je fais de même, le suivant de près. Il pose son plateau et se retourne brusquement, me faisant sursauter et renverse le reste de ma purée sur ma blouse bleue claire.
 
            « - Mince, je t'avais pas vu ! Ça va ? Il demande en ramassant mon plateau tandis que tente de nettoyer                    mon chemiser.
             - Oui ça va, désolée, j'étais trop proche.
             - Oh attend, prends ça. Continue-t-il en me tendant un paquet de mouchoir, laisse-moi t'aider attend.
             - Merci...Je réponds, les yeux fixés sur ses mains qui s'activent sur ma blouse fichue par la sauce brune de                 la purée, ça ne va pas partir, oublie...
             - Désolé...Je relève les yeux et lui sourit, il me sourit également avait de dire, Alejandro José, enchanté. Et                  toi ? »
 
 
 
 
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Qu'en dites-vous ?
La soirée a été productive. ravie d'enfin pouvoir vous donner une histoire à lire.  
Il n'a pas été retapé, ni corrigé plus que ça d'ailleurs.

C'est peut-être le dernier texte avant quelques semaines mais j'ai un plan, je vous le dis déjà. 

Némo
 

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Envie de lecture courte ? 16/07/2014

" Le mot de trop ! " |2014|
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Envie de lecture courte ?






Un couple, un crêpage de chignon, un mot de trop. Réconciliation prévue ou rupture immédiate ? 
 
Hurt-Confort et Romance
R.E.P.E.R.T.O.I.R.E

 
 
 


" Novembre : la neige, les chocolats chauds et les cafés " |2015|
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Envie de lecture courte ?




Une fille très timide à l'écharpe rouge, une beau serveur, un Café bondé. Finalement une occasion de lui parler ? 


Suspense, Romance et Humour. 





" Et si deux mecs discutaient entre eux ? " |2016|
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Envie de lecture courte ?


Deux mecs, des situations de tous les jours, un gros délire.

Humour. 






" Un réveil sucré " |2017|
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La St-Valentin, deux bouts de sucre et demi, de l'amour

Romance.




Envie de lecture courte ?

"Approche-toi et viens voir..." | 2017|
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"Mois de novembre, un rencard, t'as encore froid..?"


Romance.


 


"Ce drôle d'animal " |2017|
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Une drôle de comparaison.

Humour.

"Understood ? " |2017|
Lien : Ici

"Comment t'imagines notre première fois ?"

Romance, Fluffy et un brin d'Humour.


" Stéréotype"| 2017|
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"Alors comme ça je suis chiante ? Pierce-moi l'hélix"

Humour et Romance.



" Pirate Chevaleresque " | 2018 |
Lien : Ici 

" S'aventurer dehors le soir de Halloween peut apporter des rencontrer de tous genres..."
Ambiance : Plan d'un soir



" Alejandro et moi " | 2018|
Lien : Ici 

" Alejandro, le mec parfait,  fait une fête pour se décompresser de la première année de médecine..."

Slice of life
 


Série " Comme tant d'autre"

" Une demande en mariage comme tant d'autre " |2018|
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Un repas de Noël spécial.

Romance et un brin d'Humour.


"Une matinée de printemps comme tant d'autre " |2018|
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Comment un namoureux réveille son namoureuse.

Romance et Fluffy.








Némo.
 

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Une matinée de printemps comme tant d'autre. #Appéritif 06/05/2018



 
 
- Aller ma chérie, debout.

Une voix masculine me sortit lentement du profond sommeil où je m'étais mise. Une odeur sucrée avait envahit la pièce et je pus deviner, malgré mon cerveau embrumé par le sommeil, que j'avais droit au petit déjeuner au lit. Un soupir de bonheur s'échappa de ma gorge en remuant dans le grand lit, faisant rire doucement la belle voix.

Soudain, un poids sur le matelas me fit réaliser qu'une personne s'était assise près de moi, déposant une grande main sur ma hanche couverte par le drap. Le soleil chauffait continuellement et agréablement la pièce et l'envie de me rendormir pour profiter encore un peu de la tranquillité de la pièce m'emportait. Mais les légers contacts contre ma peau obligea ma conscience bien trop heureuse à pousser le réveil au bord de mes yeux. 

Mon petit ami aux grandes mains avait décidé de me réveiller en douceur et de la meilleure manière qu'il soit.

Sans pour autant ouvrir les yeux, les caresses aériennes sur mon flan dénudé me firent sourire, dos à lui je profitais de ce qu'il m'offrait. S'ajouta à ces contacts agréables, de légers baisers et un doux chuchotement continuel me demandant de me réveiller. Finalement rassasiée, je finis par me retourner vers cette source de tendresse abondante, j'entendis à travers les restes des brumes du sommeil des paroles incomplètes puis encore un rire familier, un rire moqueur.  

- Il est bientôt dix heures, aller réveilles-toi. Il fait très beau dehors et j'ai préparé le panier. 

Le souvenir d'une promesse de pique-nique me revient, une journée dans le parc sous le soleil. 
Les limbes du sommeil me lâchèrent, je t'entendis mon petit ami poser le plateau et venir me prendre dans ses bras. Automatiquement mes bras s'accrochèrent à lui et mes yeux s'ouvrirent enfin. 

- C'est pas trop tôt, me dit-il en souriant, pas trop fatiguée ? Je t'ai apporté le petit déjeuner.  
- Mmmm... J'ai envie de dormir. Fis-je d'une voix fatiguée,  reviens te coucher aussi...

Il m'embrassa le front avec une douceur que je connais par c½ur, des soupirs de bonheur sortirent de mes lèvres et je sentis doucement ses lèvres se poser sur les miennes. Mes yeux s'ouvrirent et tombèrent sur ceux de mon amoureux me regardant fixement, brun contre brun, l'alliance parfaite. 

- Aller bébé debout. Fit-il avant de s'éloigner, tu pourras te rendormir au parc. 
- Contre toi ? Demandai-je d'une petite voix fatiguée, tout contre toi ?

Ma demande le fit sourire, il s'approcha encore une fois de moi et me glissa à l'oreille " Bien sûr que tu pourras." Enfin certaine, je finis par lentement me relever. Au bout de quelques minutes, un mot doux se glissa hors de mes lèvres,  il me regarda et souriant avant de répondre :


- Moi aussi je t'aime...
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Comme d'hab, je fuis mes révisions pour écrire.
Ce texte est assez vieux mais je le trouvais bien quand même.
Non corrigé !
Némo.

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Une demande en mariage comme tant d'autre. #Appéritif 23/02/2018





 
Le centre ville était décoré dans les couleurs de Noël, la fête féerique pour la plupart des enfants arrivait à grand pas et beaucoup se retrouvaient pris de court, il manquait le gâteau et quand ce n'était pas celui-ci, c'était les guirlandes pour l'arbre de Noël. Certaines personnes, à l'inverse, prenaient leur précaution et s'assurait d'être prêt à temps. Malgré le stresse chacun aimaient cette fête et ne voudraient jamais la rater. 



Dans un appartement, proche du fleuve gelé vivait un jeune couple. L'intérieur avait été joliment décoré par la jeune femme de vingt trois ans alors que son homme s'était occupé du repas. Voilà bientôt trois ans qu'ils partageaient leur Noël ensemble et ils avaient choisi de le fêter en amoureux au chaud dans leur petit nid d'amour. La jeune brune avait de très bons goûts car l'appartement était magnifique, un petit sapin pour eux deux dans une belle pièce à vivre aux couleurs rouge et verte. De petites figurines de Noël, des petits reines adorables étaient disposés partout dans la pièce mais surtout sur la table à manger. Il n'y avait pas que la pièce qui avait été décorée pour l'occasion, la brune avait choisi de porter une robe que son amoureux lui avait acheté il y a quelques temps. Cette belle robe rouge ainsi que les lèvres peintes de la même couleur avaient fait rougir  le cuisinier. 

Ce dernier, habillé d'une chemise blanche et d'un simple pantalon ne parvenait pas à calmer ses tremblements,  cette soirée était un jour important. Dans sa poche était soigneusement caché un écrin rouge qui contenait une bague, celle qui lui avait valu plusieurs mois d'économie et qui, si tout ce passait bien, ferait de sa chérie sa future femme.  Il faudrait qu'elle accepte d'abord...pensa le jeune homme totalement stressé. 
Il n'avait aucun doute sur l'amour qu'elle lui portait car elle était suffisamment démonstrative au quotidien et pour ne rien cacher il le lui rendait au centuple. Mais est-ce qu'elle l'aimait suffisamment au point de finir sa vie avec lui, de porter son nom et peut-être leurs enfants ? Arriverait-elle à supporter sa présence chaque matin, chaque journée et chaque nuit pour le restant de sa vie ? 

Il y avait réfléchi durant toute la journée. Elle n'avait aucune raison de refuser et de faire de lui l'homme le plus heureux du monde. C'est elle qui lui avait soufflé l'idée il y a quelques mois lors d'une journée en amoureux sur une barque au milieux de l'eau claire. Il se rappela de cette journée comme si c'était hier, leur complicité avait encore augmentée entre les chamailleries et les baisers échangés seuls sur l'eau. Alors qu'elle était couchée entre ses bras et touchait du bout des doigts le liquide transparent, elle lui avait dit qu'elle aimerait toujours pouvoir vivre des moments avec lui, pour le restant de sa vie, avait-elle même dit. Et depuis cette sortie, il y avait pensé sans trop y faire attention et l'idée de se réveiller chaque jour à ses côtés avait commencé à le faire rêver.  
C'était ainsi qu'il s'était retrouvé en état de stress durant ce jour de fête, il avait peaufiné son discours et attendait la fin de la soirée pour lui faire sa demande. Mais pour l'instant il devait finir le dîner et son poulet menaçait de devenir immangeable s'il restait une minute de plus au four. 




*

La soirée avait été fabuleuse, le repas avait été un succès et, selon sa petite amie, il devrait devenir cuisiner et laisser tomber ses études de biologie. Il lui avait répondu que lorsqu'il serait devenu cuisinier, elle serait obligée de manger seule presque tout les soirs, il n'avait même pas eu le temps de finir qu'elle lui avait dit que non, il ferait mieux de continuer ses études et qu'elle ne voulait que ses plats à lui. Un nouvel indice à sa réponse, avait pensé le blond. 

Après avoir débarrassé il l'avait rejoint sur le divan alors qu'elle zieutait rapidement sur ses messages, c'était le moment. Il inspira avant de se diriger vers elle qui ne l'avait pas senti arriver. Sa main droite était dans la poche contenant l'écrin mais avant de le sortir, il commença par s'asseoir à ses côtés ce qui la fit sursauter, elle semblait surprise mais fit par sourire. On y est, se disait le jeune homme.

Elle pianotait sur son téléphone depuis dix secondes et quand elle  l'entendit l'appeler, elle stoppa ses gestes. Son petit ami semblait nerveux ce qui était bizarre car il avait pourtant fait un carton plein ce soir, tout avait été si parfait qu'elle croyait avoir rêvé. Elle senti sa main être enveloppée par la sienne qui tremblait, encore une fois elle le regarda presque inquiète, qu'allait-il lui dire ?
- T-tu sais, il fit une pause avant de sourie et dire, le jour où je t'ai vu pour la première fois j'ai cru que tu venais de partout sauf d'ici, avec tes rollers dépareillés et ton casque fluo orange. Tu te rappelles ? 

Il souriait toujours mais avait commencé à caresser tendrement sa main, elle sourit également aux souvenirs de leur première rencontre. Elle prit alors la parole :
- Le jour où je suis rentré dans un garçon aussi sexy que mignon ? Elle rit avant de finir, j'ai eu beaucoup de chance que tu me rattrapes d'ailleurs. 
- Un garçon sexy et mignon ? Tu peux parler, une brune canon m'est rentrée dedans pour ensuite nous faire trébucher. Je me rappelle encore le nombre de fois où tu t'es excusée, je n'avais pourtant rien eu de grave. 
- Devrais-je te rappeler que ta cheville s'était foulée ? Elle rit et laissa tomber sa tête sur son épaule droite, j'ai jamais autant eu peur de ma vie, me dire que je venais de blesser un inconnu carrément canon.

Ils finirent par se regarder et rirent, par la suite elle lui avait demandé de nombreuses fois si tout allait bien. Il avait simplement demandé, en guise d'excuse, si elle accepterait d'aller boire un café ensemble. Au bout de plusieurs de semaines à se tourner autour, elle craqua et lui avoua qu'elle l'aimait plus que beaucoup et qu'elle voudrait qu'il pense au fait de sortir ensemble. Il avait de suite accepté et ils commencèrent à sortir ensemble, elle lui présenta sa famille au bout d'une année et lui ses amis au bout de quelques semaines, ils devinrent indécollables.
- Et le jour où tu m'a dit vouloir un chien, tu t'en rappelles ? demanda-t-elle en rigolant, juste parce que j'avais dit en vouloir un. 
- Ne m'en parle pas...chuchota le blond en se remémorant un affreux souvenir, je voulais te faire plaisir.
- Ça m'a fait plaisir mais avant de me laisser le prendre, tu aurais pu me dire que t'avais peur des chiens, mais c'était très mignon de te voir affronter ta peur contre un chiot tout droit sorti du paradis.
- L'important est que ce petit chien vit chez tes parents et suffisamment loin de moi, termina-t-il en faisant la moue sous les yeux rieurs de sa petite amie. 

Sa demande prenait une autre forme mais il sut comment il devait faire pour parvenir à son scénario final. Le blond finit par dire : 
- Tu sais à quoi la journée sur la barque m'a fait penser ? Elle hocha négativement la tête, au fait de vouloir rester avec toi, pour toujours. À l'envie de vouloir t'observer dormir tous les soirs juste après t'avoir eu dans mes bras, de pouvoir te réveiller chaque matin et voir ton visage fatigué mais craquant. J'aimerais avoir la chance de le voir tous les jours, de savoir que tu m'attends à la maison, de vivre chacun de nos anniversaires ensemble, de...voir des répliques de toi et moi courir dans la futur maison qu'on achètera mais avant que tout ça n'arrive, il faut que tu réponds à ma question.

Il se leva, sortit l'écrin et posa un genou à terre. Il vit ses yeux s'agrandir et au même moment où il ouvrit la boîte, il demanda : 
- Voudrais-tu m'épouser et réaliser tout mes rêves ? 

Les lèvres tremblantes de sa petite amie lui fit comprendre que tout ça l'avait émue, elle rencontra son regard tendre et laissa une larme glisser le long de sa joue. Elle ouvrit la bouche pour prononcer : 
- Tu es sûr ? Vouloir me voir chaque jour et_
- Oui, fit-il avec un tendre sourire,  je le veux mais toi, le veux-tu ?

De petites perles d'eau coulaient le long de ses joues, il avait bien caché son jeu...pensa-t-elle en essuyant ses larmes. D'une voix tremblante elle lui souffla : 
- Oui, je veux...

Une explosion de joie poussa le blond à prendre la bague et à la lui passer autour de l'annulaire gauche. Il avait commencé à rire, elle aussi. Elle avait dit oui, oui ! 
- Je t'aime ! Il se rapproche en quelques secondes d'elle pour l'embrasser. Ils se retrouvèrent collés sur le canapé en s'embrassant et en riant de bonheur.


Cette demande, durant le soir de Noël, était une demande en mariage comme tant d'autre.

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Ce premier texte de la série " Comme tant d'autre" est un apéritif en attendant la sortie du prochain sous-chapitre de Scotch.
Ecrit en 2015.

Némo.

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Stéréotype - Décembre 2017 15/12/2017

 
 
 
 
          - Aie ! Mais qu'est-ce que tu fais ?!
- T'as encore mal ? fit mon copain en se relevant sur ses coudes, me regardant avec des yeux désolés.
- Mais oui...On était tout bien, couchés sous les draps et tu touches le seul truc qu'il faut pas, tu me veux du mal, c'est ça ?
 
Il se recoucha contre moi, murmurant un " bien-sûr que non, tu le sais bien". Mine de rien, même s'il l'avait touché doucement, il me brûlait, le pauvre, il était encore tout frais...Je reposai ma tête avec soin sur son torse, l'entourant de mes bras, il était ma peluche et j'étais son chauffage. Lui comme moi soupirâmes de bonheur, les matinées comme celles-ci étaient des cadeaux tombés du ciel, de vraies bénédictions. J'hésitais même à refermer les yeux, songeant au monde des rêves qui m'appelait depuis vingt bonnes minutes mais, mon chéri en avait décidé autrement et se tourna sur son flan, me délogeant doucement de mon matelas préféré.
  
- J'arrive toujours pas à croire que toi, chochotte comme tu es, tu te sois faite percée. Surtout sur un coup de tête.
- Tu veux qu'on reparle de ce qui m'a poussé à le faire ? dis-je sarcastiquement, dois-je te rappeler le " Tu fais jamais rien d'excitant, c'est chiant !". Et maintenant que je fais un truc cool, tu me le reproches...
 
Cette dispute avait toujours un goût amer au fond de mon estomac, cette soirée resterait gravée dans ma mémoire pendant encore un moment. Après tout, se faire engueuler parce que " je ne fais jamais rien" m'a quand même vachement blessée, je ne me croyais pas aussi "chiante". Et donc, dans l'esprit de montrer à mon chéri de plus de 2 ans que je n'étais pas aussi prude qu'il le pensait, je l'ai forcé à m'accompagner chez le perceur du centre ville et à porter ma veste pendant que je me faisais poser mon piercing sur le haut de l'oreille droite. Ça a été douloureux, mais j'ai été euphorique de l'avoir fait pendant encore de longues heures tandis que lui, n'y croyant toujours pas, a été à mes petits soins toute la soirée.
 
- Honnêtement, je regrette cette dispute, j'aurais pas dû dire ça, pas comme ça en tout cas...répondit-il, honteux.
- Tu le pensais quand même, au moins c'est sorti. Moi, je l'adore, il me donne un petit style badass. 
- Ma copine est plus badass que moi, génial..., fit-il en faisant la moue, définitivement à croquer.  
 
Je rigolai, mon piercing avait chamboulé sa fierté masculine, j'en étais doublement contente. Un mec avait toujours besoin de se faire rappeler à l'ordre, ça lui faisait du bien. Je déposai un baiser sonore sur sa joue, l'accompagnant d'un " Aw pauvre chéri, la prochaine étape c'est la boxe", ce à quoi il s'offusqua et me menaça du regard.
 
- N'ose même pas.
- Je m'imagine bodybuildée, saillante de sueur, marchant sur les bords de la piscine telle la plus belle fille du quartier...continuai-je, les yeux à demi fermés sous cette vision "rêvée".
  
En vrai, je n'aimais pas ce genre de choses, j'étais bien tranquille à la maison, à critiquer le dernier épisode de ma série préféré. Mais si ce genre de choses me rendait "cool" à ses yeux, j'étais prête à tenter, juste pour essayer.
Alors que bébé n°2 commençait gentiment à se calmer, mon homme, lui, brûlait d'indignation. Il se releva, me releva également, non sans un grognement de ma part, et jeta la couverture au sol. Malgré la fraîcheur de la pièce - on ouvrait les fenêtres pour aérer, on se retrouvait toujours collés l'un contre l'autre, c'était un de mes moments préférés -, il sortit du lit, en boxer et fonça vers son armoire, cherchant je ne sais pas quoi. Je râlai, lui demandant ce qu'il faisait alors qu'on était si bien au chaud.
 
- On va acheter des pelotes de laines, de la déco intérieure et tout pour faire un gâteau ! Je te jure que je vais pas laisser ma Lisa changer d'un poil, bouges-toi, aller  ! termina-t-il en me jetant une robe quelconque avec mon sac rose et mes sous-vêtements les plus girly que j'avais, bouge !   
 
 
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Devinez qui pond un petit scénario en pensant à son piercing à l'hélix ? C'est Bibi.   
 Je tiens à n'offenser personne, et comme le dit Sartre : chacun est libre de faire ce qu'il veut.
Le cliché de la fille à la maison, tricotant et faisant de la pâtisserie, c'est moi, fois 100, c'est pas une blague en plus.


Némo.
 
 
 

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